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Henri Texier
Sky Dancers (Feb 5, 2016)

Henri Texier — Sky Dancers (Feb 5, 2016)

                  Henri Texier — Sky Dancers (Feb 5, 2016) Henri Texier — Sky Dancers (Feb 5, 2016)χ♦    Basista Henri Texier byl obětí bolestivého zánětu v levém ukazováčku, který mu brání hrát. Henri říká, že hudební transmise je prvořadá věc jak v jazzové, tak i v etnické hudbě. Generační mix existoval vždy. Born: January 27, 1945
Sébastien Texier: Naissance: 14 février 1970 (45 ans)
Location: Paris, France
Genre: Jazz, Style: Contemporary
Album release: Feb 5, 2016
Record Label: Label Bleu / IDOL
Duration:     69:45
Tracks:
01 Mic Mac     11:08
02 Dakota Mab     8:21
03 Clouds Warriors     7:49
04 He Was Just Shining     9:33
05 Mapuche     7:35
06 Hopi     7:48
07 Navajo Dream     1:52
08 Comanche     11:39
09 Paco Atao     4:06
Personnel:
χ   Sébastien Texier — saxophone
χ   Nguyen Lê — guitare
χ   François Corneloup — saxophone baryton
χ   Armel Dupas — piano
χ   Henri Texier — contrebasse
χ   Louis Moutin — batterie♦   Ce n’est pas parce que l’on est un monument national du jazz que l’on se sclérose pour autant ! Tout au long de sa vie, Henri Texier n’a eu de cesse d’approfondir son art, notamment en s’ouvrant aux jeunes. Parce qu’il a su leur donner une chance à leurs débuts, celle qui consiste à se confronter en direct à l’histoire du jazz (Henri Texier a joué avec Chet Baker, Bud Powell, Joe Lovano, Paolo Fresu, ou dans le cultissime European Rhythm Machine de Phil Woods), de nombreux artistes, aujourd’hui reconnus, savent combien ils lui doivent (Bojan Z, François Corneloup, Julien Lourau…). Et, à soixante–dix ans, le contrebassiste n’est pas près d’arrêter, comme le prouve la présence du jeune et brillant Armel Dupas dans Sky Dancers, sa plus récente formation. Avec un guitariste électrique tous terrains et un batteur aussi raffiné qu’il peut être explosif, Sky Dancers est sans aucun doute l’un des événements du jazz français actuel à ne rater sous aucun prétexte !
♦   Le nouveau répertoire du Sky Dancers Sextet a été créé à l'Europa Jazz Festival Le Mans, aux Rendez–vous de l'Erdre (Nantes) et à Jazz sous les Pommiers (Coutances) © Henri Texier entouré de son groupe dont Sébastien, son fils, au saxophone et à la clarinette.
Review
Publié par Hiko à 17:49:
χ   L’immense contrebassiste français Henri Texier nous présente son nouveau projet qu’il dédie aux peuples Amérindiens, intitulé Sky Dancers (nom que se donnent ces ouvriers de l’impossible qui réalisent les travaux acrobatiques lors de l’édification des gratte–ciels). On se souvient qu’il y a 25 ans il abordait déjà ce thème avec son Azur Quartet et l’album An Indian’s Week. Aujourd’hui entouré de ses fidèles acolytes du Hope Quartet, le batteur Louis Moutin, les saxophonistes François Corneloup et Sébastien Texier (fils de …), le septuagénaire invite pour la première fois deux musiciens désormais incontournables de la scène jazz hexagonale, le tout jeune pianiste au touché délicat Armel Dupas (qui vient de publier son très réussi Upriver) et le guitariste éclectique aux accents électriques puissants, Nguyen Lê.
χ   Lui qui a joué avec les plus grands artistes américains de Bill Coleman à Chet Baker en passant par Donald Byrd, Dexter Gordon et Bud Powell, n’a eu de cesse au cours de sa longue carrière de se renouveler. S’imprégnant du free jazz et du bebop outre atlantiques, il contribue pour beaucoup à l’évolution du jazz en Europe dans les années 70 et 80, développant un goût particulier pour l’exploration des sonorités world. Le trio emblématique qu’il forme avec le batteur Aldo Romano et le clarinettiste Louis Sclavis le mènera par exemple à 3 reprises sur les sentiers d’une Afrique vue par le photographe Guy Le Querrec et ses racines bretonnes le rapprocheront des musiques celtiques.
χ   Ce Sky Dancers sextet nous invite à découvrir 9 compositions imaginées pour les festivals Europa Jazz du Mans, Jazz sous les Pommiers à Coutances et Rencontres de l’Erdre à Nantes, qu’Henri a pensé en hommage aux peuples de la terre Mapuche (originaire du Chili et d’Argentine) et de la paix Hopi (issu d’Amérique du Nord), aux indiens des plaines Dakota Mab, à la nation Comanche et aux célèbres Navajo (Navajo Dream). Forcément engagé contre le traitement réservé à ces minorités, l’imposant Texier oppose à l'indifférence générale des Etats concernés son jazz citoyen inspiré et massif, à l’élégance classique, au groove contagieux et arborant parfois des reflets fusion punchy, notamment servis par un Nguyen Lê électrisant qui brille de mille feu et qui s’intègre à merveille dans cette nouvelle formation détonante.
χ   Installé sur les excellentes assises rythmiques de Louis (jumeau du contrebassiste François avec qui il forme le Moutin Réunion Quartet), Armel nous montre ici un autre aspect de son talent, imposant une sensibilité armée d’un swing époustouflant et vigoureux au piano comme aux claviers (il excelle dans le redoutable Dakota Mab, véritable petit bijou). Le tandem Texier fils et Corneloup accordent leurs saxophones alto et baryton sur des mélodies captivantes comme dans He Was Just Shinning, dédié à Paul Motian, assènent des “souffles de poing” dans le très énergique Mapuche ou créent une nappe vaporeuse dans le touchant Paco Atao adressé au percussionniste caribéen disparu, Paco Charlery.
χ   Comme à son habitude, le chef de tribu généreux et passionné Henri Texier convoque la fine fleure du jazz et la laisse s’épanouir et se nourrir de ses notes afin d'accéder à de nouveaux espaces musicaux. χ   http://les-chroniques-de-hiko.blogspot.com/ INTERVIEW:
Propos recueillis par Delphine Blanchard
Le jazzman internationalement connu, Henri Texier, sort le 5 février 2016 son 25e album, « Sky Dancers » ou l’évocation de la culture amérindienne chère à son cœur. Rencontre avec l’artiste qui connaît bien notre région puisqu’il habite quelques mois de l’année à Saint–Gilles–Croix–de–Vie…
Q:   Sky Dancers évoque ces Amérindiens d’Amérique du Nord qui, grâce à leur supposée absence de vertige, construisent les gratte–ciel, en particulier ceux de New York. Mais musicalement, cette culture amérindienne a–t–elle influencé votre album ?
A:   Il n’y a pas clairement d’allusion musicale. C’est plutôt sous forme d’évocation. Quelques rythmes passent par là mais rien d’ostentatoire. On pourrait plutôt parler de climat poétique. Surtout, musicalement, le monde amérindien est dans la simplicité. La notion de musique n’existe pas. On entend des voix, des tambours, des petites flûtes… Cela forme des scansions. On pourrait comparer cela aux noires en musique. Le rythme souligne le propos mais les Amérindiens ne considèrent pas leurs chants rituels comme une forme d’art.
Q:   Comment la culture amérindienne est–elle arrivée dans votre vie ?
A:   Je suis né en 1945, dans l’immédiate après–guerre où l’on a vécu l’invasion de la culture américaine. Et ça me plaisait l’univers des Indiens. J’y voyais une liberté et de la poésie. Ce monde–là prenait en compte les ressources qu’ils avaient à leur disposition. Les Amérindiens ne mettaient pas en danger leur espèce ni leur environnement. Cette culture m’a éveillé, j’ai eu très tôt une conscience écologique sans savoir que cela en était une !
Q:   Vous parliez à l’instant de liberté et de poésie. C’est aussi ces deux choses-là que vous avez été chercher dans la musique jazz ?
A:   Ma mère qui aurait rêvé être enseignante et de faire de la musique a fait en sorte que ses enfants aient une éducation musicale. Donc moi j’ai reçu des cours de piano (mes sœurs de piano et de violon). Mais le piano m’a vite ennuyé. C’est un tonton de Bretagne qui jouait de la batterie dans les bals qui m’a fait découvrir le boogie–woogie. Cela a été une révélation. Il faut ajouter aussi qu’à cette époque–là, on entendait du vrai jazz en permanence à la radio. Sidney Bechet était aussi connu qu’Édith Piaf ! Alors avec un copain qui faisait de la clarinette, nous avons monté notre premier groupe. On faisait cela très sérieusement, déjà conscients de jouer juste et de swinguer. On voyait bien en pratiquant que cela nous apportait effectivement une liberté que d’autres n’avaient pas.
Q:   Vous jouez depuis de nombreuses années aux côtés de votre fils, Sébastien, qui fait du saxophone et de la clarinette. Cette transmission musicale est importante ?
A:   La transmission musicale est primordiale dans la musique de jazz comme dans les musiques ethniques. Le mélange des générations a toujours existé. J’ai reçu tellement de la part de grands musiciens qui m’ont transmis le feeling… Et on se doit — lorsque l’on a eu la chance de recevoir autant de passion de la musique — de faire circuler toute cette « positivité ». C’est l’essence même de cette musique. Alors, en plus, le faire avec son fils, c’est bien évidemment génial ! C’est un immense privilège dont je suis conscient. Mais c’est un échange, une synergie. Il me transmet et m’apporte autant que je lui apporte.
Q:   Pourquoi, selon vous, le jazz a–t–il encore cette image de musique élitiste qui lui colle à la peau ?
A:   J’ai 71 ans. Je fais du jazz depuis que j’ai 12 ans. Et depuis tout ce temps, j’entends cela !  Je pense que si on donnait l’occasion aux gens d’écouter ce genre de musique dans de bonnes conditions, ils la ressentiraient certainement mieux. J’ai joué dans les trois quarts du monde, devant des enfants, devant des publics non–avertis qui ont apprécié cette musique. Certains m’ont même dit : « Vous avez changé ma vision du jazz ». Tout est une question de partage. http://www.magazine-racines.fr/
Website Nguyen: http://www.nguyen-le.com/Site_Nu/Bonjour.html                                                                       © Credit: Sylvain Gripoix
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Henri Texier
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